On ne crée pas une méthode parce qu’on a eu une bonne idée. On la crée parce qu’on a vu le même problème se répéter pendant vingt ans, chez des gens qui n’avaient rien en commun.
Je n’ai pas commencé dans le marketing. J’ai commencé dans le commerce international, puis dans la communication. Deux métiers qui apprennent la même chose : on ne vend rien à quelqu’un qu’on n’a pas compris.
Pendant dix ans chez INFOCOB SOLUTIONS, j’ai vu l’entreprise de l’intérieur. Pas la vitrine : les systèmes d’information, les bases clients, les processus commerciaux, ce qui se passe vraiment entre un devis et une signature. C’est là que j’ai compris que la communication digitale n’est pas un métier créatif. C’est un métier de structure.
Une entreprise ne manque presque jamais d’idées. Elle manque d’un ordre pour les exécuter.
Puis je suis devenue community manager pour des dirigeants de TPE et PME, et j’ai découvert le problème par l’autre bout. Pour produire du bon contenu, il me fallait des informations, des validations, une direction. Les dirigeants n’avaient ni le temps ni la méthode pour me les donner. Je passais mes journées à attendre, ils passaient les leurs à arbitrer. Nous perdions tous les deux.
En parallèle, j’intervenais en école de commerce. J’y voyais des alternants brillants, envoyés chez des tuteurs qui n’avaient jamais fait de marketing digital. Aucune stratégie transmise, aucun cadre. Des alternances qui se passaient mal, sans que ce soit la faute de personne.
J’accompagnais aussi des demandeurs d’emploi. Ceux-là avaient les compétences. Ce qui leur manquait, ce n’était pas un diplôme de plus : c’était une manière de structurer ce qu’ils savaient déjà, pour arrêter d’en douter.
Trois publics, trois mondes, un seul point commun : le problème n’est jamais le manque de talent. C’est le manque de méthode.
Alors j’ai écrit la méthode. Sept piliers, dans un ordre. J’ai fondé AAC Innovation en 2019, puis lancé StartingBlockDigital, la plateforme et JAM.IA, pour que ce cadre ne dépende plus de ma présence dans la pièce.